
Cervantes, Los trabajos de Persiles y Sigismunda
Presentation generale
Los trabajos de Persiles y Sigismunda relate les aventures de deux jeunes
gens, Persiles et Sigismunda, qui, se présentant comme frère et sœur sous les
noms de Periandro et Auristela, voyagent en direction de Rome. L’extrême beauté
des deux protagonistes, ainsi que le mystère qui plane sur l’objectif de leur
expédition, vont susciter interrogations, convoitises et jalousies tout au long
de leur périple. Au cours de la longue et périlleuse traversée qui les mène des
lointaines contrées septentrionales aux terres plus familières de l’Europe
occidentale, Periandro et Auristela vont rencontrer une foule de personnages,
les uns bienveillants, les autres dotés de mauvaises intentions, qui vont
déterminer le cours de leurs aventures jusqu’à leur destination finale.
Resumé de l’œuvre
Le propos n’est pas d’offrir au lecteur un résumé traditionnel de l’œuvre mais
plutôt une fiche de lecture, chapitre par chapitre, à utiliser comme un outils
de travail. L’histoire est rendue sous forme d’épisodes juxtaposés, le plus
souvent au présent, présentés tels qu’ils s’enchevêtrent dans la trame narrative
de l’œuvre, sans qu’aucun effet de style ne soit recherché.
Prologue
Le
narrateur, qui sent qu’il va bientôt mourir, rencontre un jeune étudiant très
admiratif.
Livre I
- Des
barbares demandent à Cloelia d’attacher à une corde un jeune homme enfermé
dans une grotte souterraine. Ce jeune homme est vêtu en marin ; il est très
beau et courageux devant la mort. Les barbares l’emmènent sur une barque.
Celui qui s’apprêtait à le transpercer d’une flèche est retenu par la
compassion. Une tempête se déchaîne. Les barbares sont noyés. Le jeune homme,
très affaibli, est recueilli sur un bateau.
- Il entend
les plaintes d’une jeune fille, Taurisa : elle va être vendue comme esclave
aux barbares pour voir s’ils détiennent sa maîtresse Auristela dont est épris
le capitaine du bateau, Arnaldo. Le jeune homme se présente alors comme étant
Periandro, frère d’Auristela dont il est à la recherche, et convainc le
capitaine de le vendre à la place de Taurisa.
- Ils
vendent Periandro déguisé en femme aux barbares et prévoient de revenir le
chercher. Une traductrice polonaise est là.
- Le
barbare Bridamiro s’éprend de Periandro travesti. Ils veulent sacrifier un
jeune homme pour vérifier la prophétie. Cloelia arrive avec Auristela déguisée
en homme. Periandro se fait reconnaître d’elle. Bridamiro, qui interdit qu’on
le touche, se fait tuer. Les barbares s’entretuent. Un jeune barbare espagnol
leur offre l’hospitalité.
- Antonio
leur raconte son histoire. Issu de famille riche, il s’est illustré à la
guerre. De retour en Aragon, il se dispute avec un homme et est menacé d’être
tué. Il part en Allemagne, puis au Portugal avant de rejoindre l’Angleterre.
Il se dispute avec un marin qui l’abandonne sur une barque. Il passe à côté
d’une île où un loup lui dit de partir. Il atterrit ensuite sur l’île sur
laquelle ils se trouvent et sa barque est reprise par les flots. Cloelia
meurt.
- Ils
enterrent Cloelia. Ricla, la femme d’Antonio, poursuit le récit de leur
rencontre. Ils ont eu deux enfants : Antonio et Constanza. Ils se procurent
des barques. Un barbare italien va libérer les prisonniers de la grotte. Ils
partent tous pour une autre île.
- Au large,
ils croisent le navire d’Arnaldo mais les vents sont contraires. Auristela et
Periandro sont soulagés. A la nuit tombée, ils arrivent sur une île. Il fait
froid. Ils demandent au barbare italien de raconter son histoire.
- Il
donnait des cours de danse à une fille dont il s’est épris et avec laquelle il
s’est enfui. Le père le fait jeter en prison et condamner à mort. Une sorcière
l’aide à s'enfuir en tapis volant et le dépose sur une île. Il la tue
lorsqu’il se rend compte qu’elle est en fait un loup. C’est une île où il fait
nuit pendant plusieurs mois. Il apprend un métier et part sur un navire dont
l’équipage a péri en s’écrasant sur l’île.
- Rutilio
raconte comment il se fit passer pour barbare en prenant les vêtements d’un
pendu et en faisant croire qu’il était muet. Ils partent de l’île hostile. En
route vers une autre, ils rencontrent un poète mi portugais mi espagnol qui
chante son désespoir. Ils arrivent sur une île accueillante, mangent et
s’installent. Periandro demande au Portugais de raconter son histoire.
- Il
s’appelle Manuel de Sosa Coitiño et vient de Lisbonne. Il était amoureux de
Leonor. Son père lui avait promis sous deux ans. Il part à la guerre. Quand il
revient, tout est organisé, mais devant l’autel, elle lui dit qu’elle s’était
déjà promise à Dieu. A la fin de son histoire, il expire.
- Ils
l’enterrent puis repartent. Leurs barques tombent en morceaux. Ils arrivent
sur une île, Golandia, où l’on parle espagnol. Un bateau anglais arrive.
- Dans ce
bateau, il y a deux personnes enchaînées et deux hommes qui se trouvent être
Mauricio, le père de Transila, et Ladislao, son mari. Le père raconte la
coutume de son île près de Hibernia à laquelle sa fille a voulu échapper : la
fiancée doit se faire déflorer par la famille du mari.
- Transila
poursuit et raconte comment elle fut accueillie sur une île puis vendue aux
barbares. Mauricio explique comment l’astrologie l’a guidé jusqu’à elle. La
femme enchaînée se lève.
- Elle
défend le bienfondé de la tradition à laquelle Transila a voulu échapper et
qui permet à la femme de ne pas arriver niaise à son mari. L’homme enchaîné,
qui la déteste, dit qu’elle est Rosamunda, courtisane du roi d’Angleterre. Ils
ont été chassés tous les deux : elle, pour ses ambitions, lui, pour ses
satires. Antonio dit que le repentir efface tous les affronts.
- Arnaldo
arrive. Periandro l’accueille avec enthousiasme pour masquer son émoi.
Auristela ne peut retenir ses larmes. Periandro les fait passer pour des
larmes de joie et lui raconte son aventure.
- Arnaldo
prend à part Periandro pour lui dire combien il aime sa sœur. Periandro lui
dit qu’ils doivent avant toute chose aller à Rome, mais contraint, il accepte
qu’Arnaldo vienne avec eux. D’Angleterre, ils passeront par la France puis
l’Italie. Arnaldo libère les deux prisonniers et demandera au roi de leur
pardonner.
- Arnaldo
dit à Auristela qu’ils partiront le lendemain, et qu’il sera patient.
- Mauricio
a un mauvais pressentiment. Ils parlent des superstitions autour des
sorcières-loups et des rêves. Le calme de la nuit semble démentir le cauchemar
de Mauricio. Ils parlent de la qualité de poète. Mauricio pense soudain qu’ils
sont perdus.
- Deux
soldats, qui voulaient abuser de Auristela et Transila, ont perforé le bateau.
L’un tue l’autre avant de se suicider. Mauricio, Antonio, Rosamunda, Auristela
et Transila montent dans un esquif, les autres dans une barque. Ils sont
séparés par les flots. L’esquif arrive sur une île gelée. Antonio part
l’explorer. Rosamunda en profite pour lui faire une déclaration mais il la
repousse. Ils pensent repartir car il n’y a rien.
- Ils
voient un bateau venir et un esquif aborder. Deux hommes se battent à mort
pour l’amour d’une femme mourante. Auristela se rend compte que c’est Taurisa
qui expire. Ils les enterrent. Mauricio négocie avec le pilote qu’il les
emmène. Rosamunda s’évanouit de dépit d’avoir été rejetée par Antonio.
- Ils
naviguent pendant trois mois car les corsaires ne veulent s’arrêter qu’après
une bonne prise. Rosamunda expire sur le bateau. La mer est sa sépulture.
Ricla n’ose pas se servir de son or pour marchander. Mauricio craint que les
soldats importunent Auristela, Transila et Constanza, mais ils sont très bien
traités par le capitaine.
- Le
capitaine leur raconte ce qui se passa un jour dans son île d’Hibernia. Leur
roi, Policarpo (élu comme le plus vaillant) organise des jeux. Un bateau
accoste. Un jeune et bel homme en descend et demande à participer. Il remporte
brillamment la course, l’escrime, la lutte, la barre et le tir. Il s’appelait
Periandro et a charmé la deuxième fille du roi, Sinforosa.
- Auristela
est furieuse. Le capitaine la rassure en disant qu’il ne s’est rien passé.
Mauricio la raisonne. Il est normal que l’on puisse s’éprendre de son frère et
Transila lui rappelle que cela s’est passé avant l’épisode de l’île des
barbares. Auristela leur dit que s’ils s’avaient qui ils sont et quelle est
leur quête ils comprendraient.
Livre II
- Une
tempête se déchaîne. Ils sombrent.
- L’épave
est poussée sur une plage de l’île de Policarpo où se trouvent tous ceux de
l’esquif. Les naufragés sont vivants. Sinforosa aime Auristela, sa « sœur »,
mais Auristela est morte de jalousie. Clodio parle à Arnaldo de ses soupçons à
propos d’Auristela. Cette dernière tombe malade.
- Sinforosa,
au chevet d’Auristela, lui avoue qu’elle aime son frère. Auristela est
touchée.
- Auristela
fait part à Periandro de l’amour de Sinforosa. Elle se sent mourir et veut
qu’il acquière une bonne situation. Elle sent que leur voyage à Rome est
compromis. Il s’évanouit de voir sa sœur dans un tel état. Les larmes d’Auristela
coulent sur le visage de son frère.
- Policarpo
dit à Sinforosa qu’il est amoureux d’Auristela, qu’il veut l’épouser et veut
que Sinforosa épouse Periandro. Clodio parle à Rutilio des doutes qu’il a sur
chacun. Ils parlent de leur fortune d’exilés.
- Periandro
est atterré de l’attitude d’Auristela. Comment peut-elle oublier la quête qui
les mène, eux, Persiles et Sigismunda ? Il décide de lui écrire ce qu’il ne
peut lui dire : il n’y a qu’elle qui compte. Sinforosa vient proposer à
Auristela d’épouser son père et qu’elle même épouse Periandro. Auristela
demande du temps.
- a.
Rutilio écrit une lettre d’amour à Policarpa, et Clodio à Auristela. Rutilio,
sachant qu’il n’y a pas d’espoir, la déchire, mais Clodio la garde. Periandro
va voir Auristela : ils se font le serment de leur amour mutuel et se
présentent des excuses. Ils veulent partir.
b. Auristela dit à Sinforosa qu’ils acceptent leurs propositions de mariage
mais qu’ils doivent d’abord évincer Arnaldo. Pour cela, elle le suivra, ira
accomplir son vœux à Rome et lui échappera pour venir épouser Policarpo, tout
cela accompagnée de son frère dont elle ne peut se séparer. Sinforosa est folle
de joie. Policarpo décrète huit jours de fête. Tous désirent suivre Auristela.
Ils sont donc mis au courant du stratagème. Ils veulent trouver une barque pour
partir au plus vite.
- Clodio
donne sa lettre d’amour à Auristela qui le chasse mais craint qu’il trahisse
leur dessein. Antonio fils reçoit la visite d’une certaine Cenotia (espagnole
chassée par l’Inquisition) aux pouvoirs magiques qui lui promet de le combler
de tout ce qu’il veut s’il accepte qu’elle soit son esclave. Il s’en défie et
lui décoche une flèche dont Clodio, entrant à ce moment là, est frappé.
Cenotia promet de se venger.
- Antonio
père fustige son fils et le traite de barbare. Il tombe malade. Les médecins
disent qu’il est condamné. Policarpo demande à Cenotia de le soigner. Elle dit
qu’il faut attendre. Ils sont tous à son chevet. Sinforosa demande à Periandro
de raconter son arrivée glorieuse dans l’île.
- Il
raconte comment sa sœur, Cloelia et lui, embarqués, ont été recueillis par des
corsaires ; comment, avec l’aide d’un marin, sous prétexte d’aller se
dégourdir les jambes, ils se sont échappés. Ils sont ensuite arrivés au milieu
d’un mariage contrariés. Auristela, prise pour une déesse, a remis les choses
dans l’ordre. Quatre barques font une course et celle qui représentait la
bonne fortune gagne. Antonio s’évanouit ; son père va chercher Cenotia.
- Antonio
père menace Cenotia de la tuer si elle ne soigne pas son fils. Elle le guérit
mais convainc Policarpo d’empêcher ses hôtes de partir.
- Periandro
poursuit : il raconte comment une bande d’hommes vinrent enlever Auristela,
Cloelia, Selviana et Leoncia. Le bateau sur lequel ils partent attaque un
autre bateau où tous sont morts. Periandro convainc les hommes de s’y
embarquer et de partir à la poursuite des ravisseurs.
- Policarpo
ne sait que faire. Periandro poursuit. En chemin, un homme désespéré d’avoir
abandonné sa famille tente de se tuer. Ils croisent un bateau, celui du roi de
Danea, Leopoldio, parti rattraper une femme qu’il aimait et qui l’avait trompé
avec un valet avec lequel elle comptait s’emparer du royaume. Periandro
propose de prendre les prisonniers.
- Mauricio
regrette que Periandro se perde dans les détails. Ce dernier raconte comment
ils ont croisé un navire recouvert d’hommes morts. Suplicia, jeune mariée dont
les valets et soldats ivres ont tué le mari pour abuser d’elle, s’est vengée
avec ses femmes. Elle offre aux voyageurs nourriture et bijoux. Mauricio en a
marre, il veut partir.
- Periandro
raconte comment ils sont arrivés sur une île merveilleuse où il retrouve sa
sœur. Mais ce n’était qu’un rêve. Arnaldo n’arrive pas à savoir si les doutes
de Clodio sur la fraternité de Periandro et Auristela sont fondés. Periandro
décide d’abréger.
- Il
raconte comment son bateau fut emprisonné dans les glaces. Ils en voient un
autre dans le même cas, et l’attaquent. C’est celui de ceux qui ont enlevé les
femmes. Ils affirment les avoir vendues à Arnaldo.
- Policarpo
résout de mettre le feu au château pour semer le doute et enlever Auristela et
Antonio, mais Policarpa les prévient. Ils s’enfuient tous. Ils passent la nuit
sur une île où Periandro poursuit son histoire.
- Il
raconte comment les troupes du roi Cratilio vinrent les libérer de la glace en
échange de ce qu’ils avaient. Une fois conduits devant le roi, Sulpicia le
reconnaît. Ils sont célébrés quand un cheval arrive. A ce moment de l’histoire
de Periandro, les deux ermites français de l’île Eusebia et Renato leur
offrent l’hospitalité. Arnaldo leur demande de raconter leur histoire.
- Renato
était tombé amoureux d’Eusebia, dame de la reine de France. Libsomiro dit au
roi qu’ils ont une aventure. Pour réparer cette infamie, Renato le défie mais
il perd. De honte, il s’exile sur cette île et Eusebia, touchée, l’a rejoint.
Periandro s’apprête à poursuivre son histoire.
- Il arrive
à dompter le cheval en lui faisant faire un saut très dangereux (dont doute
Mauricio). Il repart, accomplit ses exploits chez Policarpo et repart avec six
marins (les autres rentrent chez eux). Il arrive dans l’île des barbares et on
connaît la suite.
- Les amis
et serviteurs de Renato arrivent, dont son frère Sinibaldo qui lui apprend que
son ennemi a confessé son mensonge avant de mourir, que le roi de France les
attend et que le roi du Danemark se meure sans son fils. Rutilio reste vivre
en ermite. Arnaldo rentre avec Mauricio, Transila et Ladislao. Les autres
partent pour l’Espagne.
Livre III
- Ils
arrivent à Lisbonne et vont prier. Le vice-roi du Portugal leur donne des
papiers. Ils sont hébergés chez un chevalier portugais et rencontrent le frère
de Manuel de Sosa Coitiño mort d’amour. Periandro fait réaliser une peinture
de ces aventures. Ils se mettent en chemin pour Rome.
- Ils
cheminent jusqu’à Badajoz où séjournent des comédiens. Un poète veut embaucher
Auristela. Ils sont bien reçus. Ils repartent vers Notre Dame de Guadalupe.
Dans la forêt, un cavalier leur confie un bébé. Ils arrivent à un refuge de
pasteurs où la mère demande à ce qu’on la cache. Ils y passent la nuit. Les
ennemis passent leur chemin.
- Elle
raconte qu’elle s’appelle Feliciana de la Voz. Elle est tombée amoureuse et
enceinte d’un homme riche mais son père et ses frères (ceux qui la
pourchassent) veulent qu’elle épouse un noble. Au pied du mur, elle a accouché
et s’est enfuie.
- Elle veut
aller en pèlerinage avec eux. Sur la route, un jeune homme meurt à leurs
pieds. Ils sont appréhendés comme coupables puis disculpés par une lettre de
la victime et poursuivent leur chemin.
- Ils
arrivent à Guadalupe. Feliciana chante dans l’église. Son père et son frère la
reconnaissent au son de sa voix et veulent la tuer. Don Francisco Pizarro et
Don Juan de Orellano, ami de Rosario de Trujillo, qui gardaient le bébé et
Rosario lui-même s’interposent. Ils parlementent. Tout s’arrange. Ils rentrent
chez eux.
- Après
avoir visité Guadalupe, ils passent par Trujillo et sont reçus par Don
Francisco et Don Juan. Ils passent ensuite par Talavera où ils ne prennent pas
le temps d’assister à la fête de la Monda. Ils rencontrent una pelegrina,
vieille et mal en point, qui se rend à la fiesta de Nuestra Señora de la
Cabeza, un événement extraordinaire. Un cavalier tombe à côté d’eux. Il est
polonais. A Lisbonne, il a tué un homme offensant et s’est ensuite réfugié
dans une maison où une femme fit la promesse de le protéger. En fait, il a tué
le propre fils de cette femme, qui tient quand même sa promesse. Il a passé
ensuite quinze ans aux Indes à combattre aux côtés des portugais. Il rentre et
veut voir toutes les grandes villes d’Espagne. A Talavera, un jeune homme
nommé Alonso frappe sa future épouse Luisa, légère selon Martina, une employée
de l’auberge.
- Il
a voulu épouser Luisa mais elle l’a berné en le
volant pour s’enfuir avec Alonso. Ces derniers ont
été arrêtés à Madrid et il
s’apprêtent à aller les y trouver pour se venger.
Periandro réussit à l’en dissuader. Il
décide de repasser par Talavera et de rentrer dans sa patrie. Il
s’appelait Ortel (Martín en espagnol) Banedre. Les autres
partent avec la vieille peregrina
à la Sagra de Tolède.
- Ils
arrivent à Tolède, devant le Tage. Periandro se souvient des églogues de
Garcilaso. On parle de la supériorité de la lecture sur l’expérience pure. Une
fête avec une procession de belles jeunes filles a lieu. Cobeño, le maire,
reconnaît Tozuelo dans les habits de sa fille. Il a pris sa place car elle est
enceinte. Ils avouent qu’ils sont mariés. Les deux pères acceptent. Les
pèlerins passent leur chemin en direction de Quintanar, la patrie d’Antonio.
- Ils
arrivent chez les parents d’Antonio et ne dévoilent que progressivement leur
identité. Le comte (frère de celui qu’Antonio avait tué, très ami de Don
Diego) blessé par des soldats et sur le point de mourir épouse Costanza pour
qu’elle hérite de sa fortune puis meurt. Periandro, Auristela, Costanza, et
Antonio fils repartent.
- On parle
de la différence entre la narration et la fable. Ils arrivent à un village où
deux jeunes hommes racontent leur aventure en montrant une fresque. Le maire
ne les croit pas et veut les condamner au fouet et aux galères. Ils avouent
qu’ils sont étudiants et veulent servir le roi à la guerre. Le maire leur
pardonne et les invite à dormir chez lui. Les pèlerins, eux, vont chez le
secrétaire.
- Les
étudiants partent pour Cartagena, les pèlerins pour Valence. Bartolomé, le
muletier, s’émerveille de l’agencement divin de la terre. Ils croisent des
gardes qui emmènent un homme fait prisonnier pour avoir tué un comte.
Costanza, charitable malgré sa douleur, lui donne à manger. Ils arrivent. Les
gens sont tous moresques. Ráfala (chrétienne dans l’âme) leur dit que les
Turcs vont venir chercher tout le monde la nuit. Ils se réfugient dans
l’église et échappent au sac. Les pèlerins repartent.
- Ils ne
s’arrêtent pas à Valence : ils veulent arriver à Barcelone pour s’embarquer
pour Génova. Il y a des galères au loin ; une jeune fille arrive sur une
chaloupe et s’approche d’eux en disant devoir une dette à Costanza. C’était le
prisonnier (prise par erreur avec d’autres alors qu’elle étaient déguisée en
homme et s’était faite engagée dans une troupe pour retrouver son mari qui
était parti avant la nuit de noce). Elle l’a retrouvé avec son frère sur la
galère. Elle leur propose que son frère les dépose dans un port italien mais
Auristela, lassée de la mer, préfère passer par la France. Ils arrivent à
Perpignan.
- Dans une
auberge, deux prisonniers jouent. En jeu : de l’argent ou la galère. La femme
de celui qui a gagné l’argent arrive avec ses enfants et pleure : elle veut
son mari et rendre l’argent. Les pèlerins insistent et Costanza lui donne de
l’argent. Dans une autre auberge languedocienne, trois femmes sont sur la
route de Paris pour rencontrer le Duc de Nemours qui veut se marier. Son valet
veut ramener un portrait d’Auristela mais Periandro décide de partir.
- Ils se
reposent à l’ombre d’une tour du haut de laquelle une femme tombe et demande
de l’aide. Periandro et l’agresseur tombent tous les deux. Antonio qui a
décoché une flèche au ravisseur de Felix Flora est blessé par un autre.
Auristela qui pleure son frère plaint sa mère la reine. La dame de la tour les
emmène à l’intérieur.
- Elle leur
raconte comment son mari Domicio a perdu la raison à cause d’un sortilège
donné par une femme qui voulait l’épouser. Felix Flora ne veut pas quitter
Antonio. Les trois française leur offrent des chevaux et repartent une fois
les blessés guéris. Antonio secoure encore une fois Felix Flora tombée à
l’eau.
- Ils
rencontrent une jeune et belle espagnole dont Costanza devine le passé : elle
a été infidèle, emprisonnée à Madrid avec son amant qui est mort. Elle a été
condamnée à l’exil pour dix ans et leur demande de l’aide. Bartolomé les
appelle. Il a vu une cabane noire. Un homme raconte l’aventure funeste de la
femme de son défunt maître, Ruperta, à cause de la jalousie du vieux Rubicón.
Elle veut se venger.
- Ruperta
veut tuer Crotalio (le fils de son ennemi qui est décédé) dans son sommeil
mais elle en tombe amoureuse. Ils se marient.
- Un vieil
homme très connu et qui prédit l’avenir, Soldino, vient lui dire qu’un feu va
ravager sa maison. C’est ce qui se produit. Ils vont chez lui : en passant par
une grotte, ils retrouvent le ciel et les prés. Soldino devine que Bartolomé
s’est enfui avec la fille. Il prédit à chacun un avenir heureux.
- Soldino
dit que Bartolomé reviendra. Ils ont l’impression d’être constamment entourés
de magie. Ils voient passer le cortège de Isabela Cartucho contrainte d’aller
se marier. Bartolomé vient leur rendre le bagage mais repart rejoindre la
fille. Ils arrivent à Milan et assistent à une conférence sur : Peut-il y
avoir amour sans jalousie (oui, selon Periandro, mais pas sans peur). Ils
arrivent à Lucas.
- Là, ils
retrouvent Isabela Cartucho qu’on dit possédée. Elle demande à rester seule
avec Auristela, Constanza, Ruperta et Felix Flora. Elle explique qu’elle joue
la comédie afin d’attendre l’arrivée de l’homme qu’elle aime : Andrea Marulo
(un homme de cour) qui fait ses études à Salamanque. Elles sont d’accord pour
l’aider.
- Le père,
Juan Batista Marulo arrive, suivi de son fils. Isabel et Andrea se déclarent
leur amour et s’offrent l’un à l’autre comme mari et femme. L’oncle d’Isabela
en meurt. On célèbre leur mariage en même temps que le baptême du frère
d’Andrea et l’enterrement de l’oncle d’Isabela.
Livre IV
- Près de
Rome, Periandro et Auristela, isolés, se réitèrent leur promesse d’amour. Ils
rencontrent un espagnol qui veut publier un livre constitué d’aphorisme des
pèlerins qu’il rencontre. Chacun écrit.
- Dans un
bois à l’entrée de Rome, un portrait d’Auristela est accroché à un arbre. Deux
hommes se sont battus pour elle et sont blessés : il s’agit du Duc de Nemours
et d’Arnaldo.
- Les
françaises sont vexée de la préférence du Duc. Arrivés à Rome, ils logent chez
Manasés.
- Arnaldo
demande à Periandro de le favoriser auprès de sa sœur afin qu’il l’épouse. Le
Duc fait pareil avec Croriano.
- Ils font
sortir Bartolomé de prison (il avait tué ceux qui poursuivaient la Talavera).
Periandro et Auristela comblent leurs lacunes sur la religion.
- Auristela
se demande ce qui va se passer quand elle aura épouser Periandro. Dans la rue
Banco, le Duc et Arnaldo se disputent un autre tableau d’Auristela. La justice
le saisit. Periandro se laisse convaincre par Zabulón d’aller voir la belle
Hipólita la Farraresa (après avoir rencontré un poète qui lui parle d’un musée
où les tableaux présentent l’avenir).
- Hipólita
appelle les gardes en disant que la croix que porte Periandro est à elle. Chez
le gouverneur elle se rétracte et s’excuse. Periandro concède le tableau de sa
sœur au gouverneur.
- Hipólita,
surprise des réticences de Periandro, soupçonne Auristela de ne pas être sa
sœur. Elle demande à la femme de Zabulón de préparer un sortilège pour qu’elle
meure. Arnaldo donne des nouvelles de tous les autres, en citant parfois le
nom des parents respectifs de Periandro et Auristela. Le sortilège commence à
agir.
- Auristela
se meurt. Sa beauté s’efface. Le Duc l’abandonne.
- En voyant
que Periandro perd la vie en même temps que sa sœur, Hipólita fait cesser le
sortilège. Auristela avoue à Periandro qu’elle veut s’offrir à Dieu. Il pense
sa vie terminée.
- Auristela
avoue à Antonio et Costanza qu’elle est reine et que Periandro, qui n’est pas
son frère, est roi. Ils décident d’aller à sa recherche mais il est parti de
Rome.
- Dans un
bois, il entend des gens parler dans sa langue (de Noruega). C’est son maître
Serafido qui raconte à Rutilio l’histoire de Persiles et Sigismunda, promise à
son frère Maximino qui est à leur recherche. On apprend que Persiles est de
Tile (Islande) et Sigismunda de Frislanda. Persiles veut retrouver Auristela.
- Persiles
retrouve les autres. Serafido et Rutilio les retrouvent. Pirro est mort de
jalousie de l’intérêt que Hipólita porte à Persiles et lui enfonce son épée
dans l’épaule.
- Maximino,
malade, arrive et avant de mourir donne Sigismunda a son frère. Arnaldo
épousera la sœur de Sigismunda Eusebia, Felix Flora épousera Antonio, Costanza
le comte et Sigismunda Persiles.
[ Résumé: Héloïse Daubert]